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SPARTAN RACE : I DID IT !

13 octobre 2016
Spartan Race : I did it!

Depuis le temps que je vous en parlais, ca y est, c’est fait : j’ai terminé la Spartan Race. Même que j’ai fini en un seul morceau (ou presque)! #exploit ! J’ai souffert, c’était dur, j’ai eu froid, chaud, mal, mes jambes n’ont pas toujours bien répondu, mais j’ai terminé la course et (attention spoiler) j’ai rempli mon objectif des moins de 4h! Youhou!

 

| Spartan Race : qu’est ce que c’est?

Autoproclamée la plus difficile des courses à obstacles, la Spartan Race est un véritable parcours du combattant. Inventée aux États-Unis à la fin des année 2000, elle arrivée en France en 2012 grâce au sponsorship de Reebok. 3 formats sont proposés aux aspirants spartiates : Sprint (5+km, 15+obstacles), Super (13+km, 20+obstacles) et Beast (20+km, 25+obstacles). La Spartan Race se distingue des autres courses à obstacles par son aspect « compétition ». Contrairement à la majorité des fun-race où l’on vient déguisé et en toute décontraction, ici, on n’est pas là pour rigoler. Tout échec sur un obstacle est sanctionné par 30 burpees, alors croyez-moi, vous donnez tout pour réussir.  Il existe même des Championnats d’Europe et du Monde de Spartan Race. Bien que tous les concurrents ne soient pas athlètes de haut-niveau, on ne prend pas le départ d’une Spartan Race sans un minimum de condition physique et un mental de guerrier, sans quoi, on risque de ne pas tellement se faire plaisir. Mais attention pas de panique, si vous ne vous sentez pas de tenter seul ce défi, il y a la possibilité de concourir en équipe (5 personnes). Chaque équipe à le droit de s’aider pour passer les obstacles, et de partager les burpees en cas d’échec. La solution idéale pour une première tentative!

Spartan Race : I did it!

| Spartan Race : quels obstacles? 

Il y a une infini variété parmi les obstacles que vous pouvez trouver sur une Spartan Race. Pour augmenter le mythe autour de cette course, les organisateurs ne les dévoilent jamais avant le Jour J. Impossible de savoir ce qu’on va devoir affronter lors de notre course. Il y a quand même des obstacles « classiques » que l’on retrouve sur la plupart des courses :

  • Franchissements : un certain nombre de palissades allant d’1,22m à 2,44m sont disposés sur le parcours, il faudra toutes les franchir.
  • Objets portés/tractés : sacs de sable, bûches, parpaings, pierres d’atlas, briques, pneus de tracteurs ou chariots lestés, tout est bon pour tester notre force. Il faudra porter ou hisser ses objets sur des circuits plus moins ou long et parfois avec un important dénivelé.
  • Passages rampés : à la militaire, il faut ramper sous des barbelés, dans la boue et les graviers, ou à l’intérieur d’un tunnel étroit et interminable pour pouvoir continuer.
  • Passages dans l’eau : là aussi, un indispensable des Spartan Race, un ou plusieurs passage de natation dans des eaux froides et boueuses.

Les obstacles sont les mêmes pour tout le monde. En tant que femme, on a quand même le droit à quelques aménagements: les objets portés ou tractés sont souvent plus légers et on peut s’aider d’une marche sur certaines palissades pour gagner environ une vingtaine de centimètres.

Spartan Race : I did it!

| Spartan Race : mon récit de course

Comme je vous en parlais sur mes articles Spartan Race: J-100 et Spartan Race: J-50, avec les copains, on s’est inscrits sur le plus grand format, à savoir le Beast. Je ne sais pas pourquoi, mais il se trouve qu’après avoir fais la Super Atlantique en mai dernier, on s’est un peu trop chauffé et on s’est tout de suite donné rendez-vous sur la Beast du Circuit Paul Ricard au Castellet. Bref. S’était dit, on pouvais plus reculer. Il nous restait donc presque 5 mois pour nous préparer, sans compter qu’on s’était déjà un minimum entraînés pour la précédente. Ca nous laissait largement le temps d’être au top pour le Jour J, à priori. Sauf qu’on a un peu fait l’erreur du débutant, c’est à dire, trop en faire. Mis à part deux semaines de vacances en été, on ne s’est pas arrêté. Crossfit le lundi, fractionné court le mardi, fitness le mercredi, fractionné long le jeudi, pause le vendredi, crossfit le samedi et sortie longue le dimanche… Aie. C’était beaucoup. Tellement qu’à deux semaines de la course on était tous ultra crevés et pas très beaux à voir. Du coup on s’est pris quelques jours de repos relatif la semaine de la course et on s’est retrouvé au départ pas super confiants (bon ok, totalement flippés). Mais on était content d’être là, prêts à en découdre et à relever notre défi.

Spartan Race : I did it!

Après un petit déj assez costaud vers 7h le matin, on a pris la route pour une grosse demie-heure direction le Circuit Paul Ricard. Arrivés 1h15 avant le départ, programmé à 9h45 pour nous (des vagues partent toutes les 15minutes à partir de 9h pour les élites, et à partir de 9h30 pour les open), on a à peine eu le temps de valider notre inscription, récupérer notre kit de départ (la puce + un bandeau avec notre numéro) et foncer aux consignes que déjà il était l’heure pour notre vague de se présenter au départ. Tant pis pour l’échauffement.

Spartan Race : I did it!

5, 4, 3, 2, 1, top départ! Avec les copains, on s’était dit « chacun pour sa peau », mais on part quand même ensemble avec Annette, histoire de s’encourager mutuellement pendant le 1er km avant de se séparer après les premiers obstacles. Je passe les palissades sans encombres, traverse la benne remplie d’eau et je pousse mon premier ouf de soulagement après un parcours d’équilibre réussi de justesse. Pas de burpees pour moi (pour le moment…)! Je trouve mon rythme petit à petit, pas plus élevé que celui que je prend sur mes sorties longues, mais le terrain est très technique. Il le sera tout au long du parcours avec des pierres, des racines, de la végétation, et surtout un gros dénivelé (1km au total). Pas de chance pour moi qui espérait un parcours roulant pour pouvoir dérouler ma foulée entre les obstacles. Aux alentours du 4ème km, le premier obstacle « porté » se présente à nous. Un sac de sable de 14kg (20kg pour les garçons), à transporter sur une boucle. Première mauvaise surprise, la boucle est immense (2km) et le dénivelé est impressionnant, on descend d’abord à pic avant de devoir tout remonter. Tout le monde marche mais je décide quand même de courir à toutes petites foulées sur la partie descendante, je double donc pas mal de monde. En bas, c’est un peu les embouteillages, la remontée est vraiment difficile. Quel bonheur de pouvoir se délester de ce sac de sable une fois arrivés en haut. C’était sans savoir ce qui nous attendait ensuite. Rien d’autre que des côtes et 3 obstacles portés (entre autres) de plus à enchaîner: une moitié de parpaing (entier pour les garçons) sur 1km avec un dénivelé encore une fois impressionnant, un seau rempli de graviers, un pneu. Bref, j’arrive à mi-parcours déjà épuisée. A ce moment là j’ai rejoins 3 garçons de mon groupe de copains. Me voir arriver leur redonne un coup de boost alors je dois me résigner à les laisser partir devant. A ce moment là, le moral tombe en flèche, j’ai l’impression que mes jambes ne me portent plus. J’ai mal partout. Mais qu’est-ce que je fais là?! Je m’étais interdit de marcher en dehors des côtes, alors je garde une petite foulée, j’enchaine les obstacles les uns après les autres. Je dois demander deux fois de l’aide pour franchir des mur bien trop hauts pour moi. C’est vraiment dur. Arrivée à un passage rampé dans dans la boue, je demande aux bénévoles s’ils savent où on en est, j’ai presque envie d’abandonner. Et là, miracle, ils me disent que j’en suis au km 18 et qu’il ne m’en reste plus que 5 avant l’arrivée! Je suis rassurée, le moral remonte, et même si je ne peux pas relancer car mon corps ne répond plus, je m’accroche et je sais que je la finirais cette course! Le parcours est plus plat à ce moment là, heureusement. Les obstacles par contre s’enchaînent vite, très vite. J’effectue ma seconde série de 30 burpees pour un lancer de javelot manqué (j’en avait déjà fait une première fois pour un échec sur la montée de corde), je donne tout sur les derniers km, je rate le pont de singe, re-burpees, mais peu importe, c’est l’arrivée. Je passe la ligne complètement épuisée, et j’en ai presque les larmes aux yeux. De soulagement, de fierté, de fatigue.

Spartan Race : I did it!

J’apprends dans les quelques instants qui suivent que j’ai largement atteint mon objectif, celui de passer sous la barre des 4h : 3h48’18! Puis j’apprendrais ensuite que j’ai même atteint un second objectif, celui que je m’étais secrètement fixé sans trop y croire : finir dans le top 10. Au final je termine donc 9ème féminine sur les 204 au départ et 265ème au total sur les 1621 participants. Ca valait le coup de se faire mal.

Le bilan est donc plus que positif. Par contre je ne pense pas un jour me réinscrire sur cette course, trop difficile pour moi qui privilégie le loisir et le plaisir. Le format inférieur me convient beaucoup mieux. Avec les copains, on s’est déjà donné rendez-vous sur la prochaine: la Super de Paris, le 3 juin à Paris, avec un parcours beaucoup plus roulant. Vous en serez?

Spartan Race : I did it!Crédits photo : Sportograf

Et vous, êtes-vous un spartiate? 

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6 Comments

  • Reply Céline 13 octobre 2016 at 13:43

    Une vraie gazelle, je suis admirative….

    • Reply Cyrielle 13 octobre 2016 at 14:08

      Merci Céline, mais je peux t’assurer que mes foulées dans la dernière partie de course ne ressemblait en rien à celles d’une gazelle! 😉

  • Reply Mathilde drg 20 octobre 2016 at 23:31

    J’avais déjà très envie mais là c’est sûr, je m’inscris !!
    Super compte rendu, et BRAVO pour ta performance… et ton mental !

    • Reply Cyrielle 24 octobre 2016 at 10:16

      Merci Mathilde 🙂 Je suis sûre que tu vas adorer et que tu vas même tout déchirer! Moi je ne pourrais pas m’inscrire sur celle de Paris alors je prend mon mal en patience jusqu’au mois de septembre pour la Spartan Atlantique. N’hésites pas à me dire si tu t’y inscrit 😉

  • Reply Julie la Blogtrotteuse 13 février 2017 at 18:29

    Une connaissance participe souvent aux spartan races, mais j’étais loin de me douter que c’était si dur (et sadique !). Félicitations, tu m’épates. Triples félicitations même : pour avoir fini la course, pour l’avoir finie en moins de 4h et pour l’avoir finie dans le top 10 ! Ça donnerait presque envie de me lancer (sur les versions « pour les nuls » 😜) je vais en parler à l’une de mes meilleures amies, prof de sport ; si quelqu’un peut m’accompagner, c’est bien elle !

    • Reply Cyrielle 20 février 2017 at 13:09

      Haha merci Julie! C’est clair que le format Beast était un vrai enfer moi mais c’est aussi parceque j’ai vraiment tout donné. Il y a vraiment moyen de faire le parcours Sprint (env 7km) de m anière plus tranquille et même en équipe, une super première approche à mon avis 🙂 Bon courage si tu te lance!

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